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P.L.U
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Espèces protégées

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Détails spécifiques

Demi croupe protégeant un escalier

Demi croupe protégeant un escalier

Dans la maison rurale type, l’escalier est toujours présent soit à l’intérieur soit à l’extérieur, donnant accès au grenier, de nos jours souvent aménagé en lieu d’habitation. Lorsqu’il est à l’extérieur, il se présente habituellement comme une échelle de meunier améliorée prenant appui sur l’un des pignons, généralement sur celui qui est tourné vers l’ouest. Une croupe en « aile de geai » l’abrite plus complètement des intempéries.

Bardage d'un pignon

Bardage d'un pignon

Les constructions en pan de bois étant sensibles à l’humidité, d’autres éléments : solin, croupe et parfois enduit assurent leur défense. Certains pignons, surtout ceux situés à l’ouest, reçoivent une protection supplémentaire sous forme d’un essentage en ardoises ou d’un bardage de planches horizontales, clouées « à clin » et parfois goudronnées.

Détail d'un colombage

Détail d'un colombage

Le type de colombage très serré est relativement rare dans la vallée; on rencontre plutôt un pan de bois lâche, avec des poteaux verticaux forts et parfois quelques poteaux obliques  assurant la stabilité de la charpente. Dans les constructions plus récentes la brique a tendance à remplacer le torchis et les bois sont de section plus faible. Sur la photo de gauche, on remarque dépassant sur l’un des murs gouttereaux, l’assemblage « à clefs » des poutres intérieures, reliant les façades antérieure et postérieure de la maison. C’est la longueur de ces poutres principales, quatre à cinq mètres dans le meilleur des cas, qui a déterminé la profondeur limitée de la maison rurale normande.

Dépendance en pan de bois, torchis et bardage sur le pignon

Dépendance en pan de bois, torchis et bardage sur le pignon

On peut trouver dans la vallée deux grands types de lucarnes : les lucarnes-fenêtres ou d’éclairage et les lucarnes-portes ou d’engrangement. Les premières sont établies sur la charpente même, sans aucun lien avec la façade. Plus grandes, les lucarnes-portes s’inscrivent dans la continuité de la façade, elles permettaient, grâce à une poulie, de monter les sacs de semailles sous le comble. Le plus souvent elles donnent dans le vide, leur partie inférieure coïncidant avec le sol du grenier. Pour chacun de ces type, deux formes de chapeau sont possibles : à trois versants (à la capucine) ou à deux versants.

Lucarne d'engrangement à la capucine avec sa poulie

Lucarne d'engrangement à la capucine avec sa poulie

Lucarne d'éclairage à deux pans

Lucarne d'éclairage à deux pans

Les fours à pain domestiques ont presque tous disparu alors qu’ils existaient probablement dans chaque maison. Ils se présentent sous la forme de bâtiments rectangulaires, isolés des locaux d’habitation, à distance des anciennes toitures de chaume inflammables. Ces fours sont toujours en deux parties : une partie fournil qui est la pièce de travail avec une cheminée, réalisée dans les mêmes matériaux que la maison principale, et une partie à l’air libre appelée « cul », chambre de cuisson du pain. Ces deux parties disposent chacune d’un toit particulier.

Four à pain

Four à pain