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P.L.U
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Espèces protégées

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Architecture

Trois grands modèles de maisons se sont succédés et ont coexisté, constituant l’unité architecturale de la vallée et de ses abords. La maison-charpente, à murs de torchis et pans de bois, anciennement à toit de chaume, est l’image type de la maison paysanne (photo 1). De proportions modestes, elle est posée sur le sol sans la moindre fondation. Le soubassement (solin) est constitué de briques, de silex ou d’un mélange des deux. Il permet de protéger les mur des remontées d’humidité. Les façades sont le plus souvent asymétriques, et les ouvertures se pratiquent sans difficulté en remplaçant un pan de torchis par une fenêtre ou une porte. Les toitures de ces anciennes chaumières sont actuellement en ardoises, plus légères que les tuiles et donc plus aisément supportées par les charpentes anciennes.

Plus récentes, les maisons à chaînage de briques sur fond de tout venant enduit de mortier sont les plus nombreuses. Les plus anciennes conservent les volumes simples de la maison à pan de bois, ce sont des maisons basses avec deux pignons droits et un toit à deux versants, le plus souvent couvert d’ardoises. Jusqu’à la fin du XIXème siècle, les lieux de vie et d’activité ne sont pas différenciés, cependant la partie agricole possède très souvent un décor architectural différent. C’est le cas sur cette maison (photo 2) où une disposition en damier du bandeau de briques, la présence d’un motif symbolique en losange au-dessus de la porte et les fenêtres meurtrières d’aération marquent la zone de travail. A la fin du XIXème siècle, les locaux réservés à l’exploitation se distinguent du corps d’habitation, les ouvertures s’agrandissent, les linteaux des fenêtres et de la porte, à imposte ou semi-vitrée, sont désormais droits (photo 3).

Au XIXème siècle, sous l’influence picarde, la brique pourra remplacer les matériaux composites, principalement pour les maisons d’habitation, les bâtiments annexes conservant généralement le pan de bois. Les ouvertures en façade sont symétriques, les volumes se modifient en profondeur et en hauteur : les maisons basses recouvertes d’un toit à deux pentes sont très rares (photo 4) ; la maison de briques avec ou sans étage est imposante, le plus souvent recouverte d’un toit en ardoises à quatre pentes (photo 5).

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