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P.L.U
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Espèces protégées

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Mieux connaitre Bézu la Forêt : la tête et les jambes

Nous étions près d’une vingtaine de promeneurs, en majorité de l’ASALF,  mais aussi des familiers du Pays du Vexin Normand, pour participer à la randonnées patrimoniale réalisée par ces deux  organismes, le 7 mai 2011, autour de Bézu la Forêt.

Après quelques minutes de marche, arrêt et commentaires à la ferme de la Haye (photo 1), site historique dont l’importance est souvent méconnue. Dans cette vaste clairière se situait dès la fin du XIIIème siècle une verrerie où Philippe Caqueray découvrit la technique du plat de verre ou verre de France, plus prosaïquement la vitre qui apporta la luminosité dans les habitations de la France moyenâgeuse, activité verrière qui se poursuivit jusqu’en 1805. La fabrication du verre fut pendant plusieurs siècles l’industrie phare de la Normandie.

Après avoir évoqué l’action de l’ASALF et de l’ONF pour la réhabilitation des mares car nous étions à proximité de la mare de « l’aile d’avion », curée manuellement par des bénévoles de l’ASALF en 2010, notre petit groupe atteint une mare gallo-romaine déjà visitée lors d’une précédente excursion botanique. Quelques explications et nous voilà un peu plus loin détaillant l’escarmouche franco-allemande de la Rouge Mare en septembre 1914. Retour vers le château de Martagny, anciennement verrerie annexe de celle de la Haye. Nous dominons ensuite le moulin de Viseneuil avec quelques mots sur l’importance énergétique de la vingtaine de moulins mus par la Lévrière et retour à Bézu par un spectaculaire chemin de lisière.

Pique nique confortable dans le cadre aquatique de la propriété de Monsieur Nicot.

En début d’après-midi visite commentée par Annie Umbricht de l’église de Bézu la Forêt avec ses peintures murales récemment dévoilées, son vitrail votif d’un descendant des Caqueray (XVème siècle) et son architecture plusieurs fois remaniée dans des matériaux authentiquement locaux (photo 2).

9 kilomètres à pied, ça use, ça use (les jambes plus que les souliers) et notre groupe perd quelques éléments mais s’enrichit de la présence de Réjane et Yves Velu et Yves tombe à pic pour nous commenter l’histoire de la Pierre qui Tourne datant d’un néolithique qui n’a aucun secret pour lui (photo 3).  Après cette halte sur la route des sources de la Lévrière, notre étape de l’après-midi, nous apercevons au loin le château de la Fontaine du Houx, ce qui nous vaut quelques commentaires sur ce rendez-vous de chasse des rois de France au IXème siècle, ses vicissitudes liées à l’histoire anglo-normande et ses reconstructions sans oublier l’éphémère présence d’Agnès Sorel, Dame de Beauté, favorite du roi Charles VII.

Malgré les coupes récentes de l’ONF, le cadre des sources conserve beaucoup de charme et comme deux lévriers femelles nous accompagnent, nous avons droit à une mini reconstitution historique de l’origine possible de la légende de son nom. Retour par la maison forestière de Rome, la ferme de Rome (musée du lait), traversée des champs de colza (malheureusement en fin de floraison) et descente dans un chemin creux plein de charme et de charmes pour retrouver Bézu enchâssé dans un écrin forestier.

Tout au long de la randonnée, J.F.L. abandonne de temps en temps l’histoire pour commenter quelques rencontres botaniques malheureusement raréfiées par une sécheresse exceptionnelle (à comparer avec la promenade  « Source de la Lévrière » effectuée à la même époque). Leurs significations mythologiques ou médicales (théorie des signatures) sont rappelés et JFL nous fait remarquer la présence peu fréquente de raiponces en épi et de dames de onze heures (Ornithogalles, photo 4).

Au terme de ces 9 + 6 kilomètres nous connaissons mieux, nous apprécions mieux le plus charmant des villages de la vallée de la Lévrière.

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